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Alimentation/Agriculture · Uttarakhand, Inde

Anand et Prema Joshi : reprendre les rênes dans un village de l’Himalaya indien

Illustration : sur une terrasse de montagne himalayenne bordée d’orangers, un couple âgé s’entretient avec des villageois assis sur une natte ; en contrebas, des cultures en terrasses et une femme remontant un sentier avec un ballot de fourrage sur la tête, et à l’horizon des sommets enneigés. Texte incrusté : « HIMALAYA INDIEN : REPRENDRE LES RÊNES À L’ÉCHELLE D’UN VILLAGE ».
Illustration générée par IA (Nano Banana Pro)

Une femme âgée, voile blanc et bindi rouge, est assise sous des orangers à côté de son mari. Au loin, les sommets himalayens rosissent à l’aube. Sur un sentier rocheux, une villageoise remonte, pliée sous un ballot de fourrage. Première rencontre du voyage d’En quête de sens : Anand et Prema Joshi, travailleurs sociaux dans l’Himalaya indien.

Sommaire

Contexte du cas

Des collines qui se vident

L’Uttarakhand, État himalayen du nord de l’Inde, compte environ dix-sept mille villages accrochés à des versants raides. Depuis deux décennies, ils se vident. La commission créée par l’État pour étudier et freiner ce mouvement a chiffré le phénomène : près de cinq cent mille personnes ont quitté leur village entre 2008 et 2018, et trois cent trente-cinq mille de plus entre 2018 et 2022.

Le recensement de 2011 dénombrait déjà 1 034 villages sans habitants. Ils étaient environ mille huit cents en 2018, soit plus d’un village sur dix. Les causes sont d’une banalité désespérante : pas de travail, pas de soins, pas d’école — et, pour six mille trois cents villages, pas de route.

Le détail par district dit l’inégalité du phénomène : neuf villages entièrement désertés à Tehri, cinq à Champawat, trois à Pauri et à Pithoragarh, deux à Almora et à Chamoli. Quarante-quatre autres comptent moins de dix habitants — ces villages-là ne sont pas encore vides, mais plus personne n’y tient un village autonome au sens plein : ni école, ni commerce, ni bras pour les travaux collectifs.

Ceux qui restent sont pour beaucoup des femmes et des anciens. Le fourrage, le bois, l’eau, les cultures en terrasses reposent alors sur moins de bras, et le plus souvent sur des bras de femmes. L’image du film — cette silhouette qui grimpe sous un ballot plus large qu’elle — n’est pas une carte postale : c’est le travail quotidien d’une économie de montagne dont les hommes sont partis.

Ce que montre le film, et ce qu’il ne dit pas

La séquence ouvre le voyage. Un carton présente le couple : Anand et Prema Joshi, travailleurs sociaux. On les voit assis dehors, sous des orangers, en conversation avec les deux réalisateurs ; ailleurs, un groupe de villageois est installé sur une natte, un bâtiment aux portes et aux fenêtres peintes en bleu vif apparaît, des mains malaxent une pâte jaune, les hautes cimes enneigées ferment l’horizon.

Leur propos tourne autour d’une idée simple : Gandhi invite à reprendre les rênes, et c’est cela, le développement durable. Les gens veulent devenir de plus en plus riches, remarque l’épouse ; la vie qu’ils proposent sera plus lente, mais elle sera pleine de joie.

« C’est ça, le développement durable. »

— Anand et Prema Joshi, dans En quête de sens

Il faut dire ici ce que cet article ne fera pas. Le film ne nomme ni le village, ni l’organisation du couple. Les documents publics du film situent une photographie à Kausani, dans le district d’Almora, sans la relier explicitement à eux, et les rares descriptions disponibles se contredisent. Plutôt que de forcer une identification incertaine, cet article reste à l’échelle qui est vérifiable : celle de ces collines de l’Himalaya indien et du courant auquel ce couple se rattache explicitement.

Présentation de l’initiative

Deux travailleurs sociaux dans les collines

Ce que le film établit tient en peu de choses, mais elles sont nettes. Un couple âgé vit et travaille dans un village de montagne. Il se réclame de Gandhi. Il reçoit des visiteurs, s’assoit avec les habitants, parle d’autonomie et de rythme de vie. Le terme par lequel le film le désigne — travailleurs sociaux — décrit en Inde une profession et un engagement : accompagner des communautés, organiser l’entraide, former, relayer les droits.

Cette sobriété descriptive est en soi un renseignement. Le couple n’est pas filmé comme une vedette de l’écologie, mais comme deux personnes ordinaires dont la vie tient dans un village. C’est d’ailleurs par eux que le voyage commence, avant les figures internationales que le film rencontrera plus tard.

Une tradition gandhienne ancienne dans ces collines

Le vocabulaire du couple n’a rien d’isolé : ces montagnes portent une tradition gandhienne vieille de quatre-vingts ans. En 1946, une disciple anglaise de Gandhi, Catherine Mary Heilman devenue Sarla Behn, fonde à Kausani, dans le district d’Almora, un ashram consacré à l’éducation des filles et des femmes des collines. L’établissement commence avec trois élèves et applique le nai talim, la pédagogie gandhienne qui mêle apprentissage scolaire et travail manuel.

De cette école sortent des figures qui compteront : Vimala Bahuguna, Radha Bhatt, Basanti Devi. Après 1972, Sarla Behn participe à la naissance du mouvement Chipko, avec Chandi Prasad Bhatt et Sunderlal Bahuguna — ces villageoises qui enlaçaient les arbres pour empêcher les coupes commerciales, et dont l’action reste l’un des actes fondateurs de l’écologie populaire indienne.

Le choix de commencer par l’école mérite d’être compris. Le nai talim — littéralement « éducation nouvelle » — refuse de séparer l’instruction du travail des mains : on y apprend à lire et à compter en filant, en cultivant, en fabriquant. Dans des collines où les filles étaient tenues pour des bras avant d’être des élèves, cette pédagogie faisait d’un savoir-faire domestique une raison d’aller en classe. C’est par là que la perspective d’un village autonome est devenue crédible : en formant celles qui allaient y rester.

Un village autonome, dans ce contexte, n’est pas une utopie importée. C’est une idée locale, éprouvée, transmise d’une génération de militantes à la suivante, et que le couple filmé reprend à son compte.

Objectifs et vision

Reprendre les rênes de sa propre vie

L’expression employée dans le film est empruntée à Gandhi : reprendre les rênes. Elle désigne le swaraj, ce mot souvent traduit par indépendance mais qui signifie d’abord gouvernement de soi. Appliqué à un village, il ne s’agit pas de se couper du monde : il s’agit de décider soi-même ce que l’on produit, ce que l’on achète, ce que l’on garde.

La suite de la phrase fait de cette autonomie une définition du développement durable. Le raccourci est audacieux, et il est cohérent : une communauté qui dépend entièrement de l’extérieur pour sa nourriture, son énergie et son travail n’a aucune marge quand les prix montent ou que la route se coupe.

La nuance est importante, car le mot d’autonomie prête à confusion. Un village autonome n’est pas un village fermé : il échange, il vend, il accueille. Ce qu’il refuse, c’est de dépendre entièrement d’un marché qu’il ne maîtrise pas pour ce qui le fait vivre — sa nourriture, son bois, sa semence. La différence entre autonomie et autarcie est celle qui sépare un choix d’un repli.

La lenteur, assumée

Le second élément de la vision est plus inattendu, et c’est peut-être le plus intéressant. L’épouse le formule sans détour : les gens veulent devenir de plus en plus riches, or la voie proposée rendra la vie plus lente — mais pleine de joie. La lenteur n’est pas présentée comme un sacrifice, elle est revendiquée comme un contenu.

C’est une position difficile à tenir dans une région où partir à la ville reste, pour beaucoup de jeunes, la seule promesse d’avenir. Défendre un village autonome et lent face à cette promesse-là suppose de proposer autre chose qu’un discours.

Actions concrètes mises en place

Ce que la caméra enregistre

Le film montre peu de gestes, mais ils sont significatifs. Le couple est assis dehors, à hauteur des gens, dans un verger d’orangers. Des villageois sont réunis sur une natte, en cercle, et parlent avec les visiteurs. Des mains travaillent une pâte jaune — un geste de transformation domestique, farine ou curcuma. Un bâtiment aux menuiseries bleues, modeste, sert visiblement de lieu de rencontre.

Aucune organisation n’apparaît, aucun panneau, aucun chiffre. Le film s’intéresse à ce que ces deux personnes pensent, pas à ce qu’elles administrent.

Ce que recouvre ce travail dans ces collines

Le courant dont se réclame le couple a, lui, des pratiques documentées depuis des décennies, et elles dessinent ce que signifie concrètement viser un village autonome dans l’Himalaya :

  • Scolariser les filles sur place, en mêlant enseignement et travail manuel, comme le fait l’ashram de Kausani depuis 1946.
  • Protéger la forêt qui nourrit les troupeaux : c’est l’objet même de Chipko, car sans arbres il n’y a ni fourrage, ni bois, ni sol retenu sur la pente.
  • Organiser l’entraide de travail pour les récoltes et les chantiers collectifs, quand les bras manquent.
  • Garder et échanger les semences locales, adaptées à l’altitude et aux pluies de mousson.
  • Transformer sur place ce qui peut l’être — céréales, fruits, plantes — plutôt que vendre brut et racheter transformé.

Cette liste n’est pas attribuée au couple : elle décrit le répertoire d’action de la tradition à laquelle il se rattache. La distinction compte, et elle est le prix d’une séquence qui ne documente pas ce qu’elle filme.

Résultats observés

Ce qui est mesurable, et ce qui ne l’est pas

Disons-le franchement : les résultats de ce couple ne sont pas mesurables à partir des sources disponibles. Pas de rapport d’activité, pas de nombre de familles accompagnées, pas de surface cultivée. Un article honnête s’arrête là.

Ce qui est établi, en revanche, c’est ce que ce type de travail a produit dans ces montagnes sur le temps long. L’ashram fondé en 1946 avec trois élèves a formé des générations de femmes dont plusieurs sont devenues des figures nationales du mouvement écologiste. Chipko a stoppé des coupes forestières et pesé sur la politique forestière indienne. Ce sont des résultats, et ils viennent du même répertoire : éducation, organisation collective, défense de la ressource commune.

Chipko mérite un mot de plus, car il montre ce que produit une organisation villageoise décidée. Le mouvement naît au début des années 1970 dans ces montagnes : des habitantes s’interposent physiquement entre les arbres et les bûcherons envoyés par des entreprises, au motif que la forêt nourrit les troupeaux, retient les sols et fournit le bois du foyer. L’action se consolide en 1977 et débouche sur des restrictions durables de coupe dans l’Himalaya indien. Une communauté qui protège sa forêt protège sa capacité à rester : c’est la condition matérielle d’un village autonome.

Un contre-courant qui tient

L’autre résultat est négatif en apparence, et il mérite d’être regardé de près. Malgré l’exode, ces collines ne se sont pas entièrement vidées : plus de quinze mille villages y restent habités. Des retours s’observent depuis quelques années, portés par des familles qui reviennent cultiver des terrasses abandonnées ; chacun redonne une chance à l’idée de village autonome. Le travail de ceux qui sont restés — et qui ont maintenu écoles, forêts et savoir-faire — est ce qui rend ces retours possibles.

Difficultés ou limites rencontrées

Un lieu que cet article ne nomme pas

La première limite est celle de la source. Le film ne donne ni le nom du village, ni celui de l’organisation. Les documents disponibles se contredisent : un dossier pédagogique décrit le couple comme les créateurs d’un ashram consacré à l’agriculture, une notice encyclopédique évoque un centre pour veuves. Aucune vérification n’a permis de trancher.

La conséquence est directe : cet article ne peut pas dire ce que cette initiative est devenue, ni si elle existe encore. Le signaler vaut mieux que de combler le vide.

L’exode continue

La deuxième limite est régionale, et elle est têtue. Les départs n’ont pas cessé : trois cent trente-cinq mille personnes entre 2018 et 2022, après un demi-million la décennie précédente. Un village autonome peut être exemplaire et rester une exception. Tant que six mille trois cents villages sont sans route et que l’accès aux soins et aux études suppose de descendre en plaine, la conviction ne suffira pas à retenir les jeunes.

Un modèle difficile à financer

Quatrième limite, rarement dite : ce travail ne se paie pas tout seul. Accompagner des habitants, tenir une école, organiser des chantiers collectifs suppose des ressources que l’économie d’un village autonome ne dégage pas d’elle-même. Dans ces collines, ce financement vient traditionnellement de dons, de fondations ou de programmes publics — et il détermine ce qui peut être entrepris. Le film n’aborde pas la question ; toute personne qui voudrait s’inspirer de cette expérience devra pourtant y répondre.

Le risque d’idéaliser la vie de montagne

La troisième limite est de regard. Vue de France, une terrasse himalayenne au soleil levant est une image de sérénité. Sur place, c’est un travail long, courbé, répétitif, où la collecte du fourrage et du bois occupe des heures chaque jour et pèse d’abord sur les femmes. Célébrer la lenteur sans nommer cette pénibilité serait une trahison du sujet, et une faute envers celles qui la portent.

Une parole sans contradiction

Enfin, le film recueille une parole sans jamais la confronter. Personne n’y demande combien de familles vivent ainsi, ni ce que deviennent ceux qui partent malgré tout, ni comment se finance ce travail social. C’est le parti pris de l’œuvre — un road-movie, pas une enquête —, et il impose au lecteur comme à l’auteur une prudence permanente.

Enseignements et réplicabilité

Ce qui se transpose d’une vallée à l’autre

Les montagnes françaises connaissent, à leur échelle, le même mouvement : services qui ferment, jeunes qui descendent, terrasses qui s’enfrichent, retours d’installation qui s’essaient. Ce que ces collines indiennes ont appris en quatre-vingts ans sur ce qui fait tenir un village autonome mérite d’être regardé :

  • Commencer par l’école et par les femmes : c’est la trajectoire de Kausani depuis 1946, et c’est de là que sont venues les militantes qui ont ensuite défendu la forêt.
  • Défendre la ressource commune avant tout le reste : forêt, eau, pâturage. Sans elle, l’autonomie d’un village n’est qu’un mot.
  • Tenir le conseil dehors, assis à hauteur des gens : la scène du film dit une méthode, pas seulement une ambiance.
  • Transformer sur place ce que l’on produit, même modestement : c’est ce qui garde la valeur dans la vallée.
  • Assumer publiquement la lenteur : annoncer une vie plus lente est plus honnête, et plus solide, que promettre un rattrapage.
  • Compter ce que l’on fait : c’est précisément ce qui manque ici, et qui empêche de transmettre l’expérience à d’autres.
  • Former sur place ceux qui resteront : une formation donnée à la ville éloigne ; donnée au village, elle enracine.
  • Relier les villages entre eux : un village autonome isolé tient moins bien qu’un réseau de villages qui s’entraident sur les semences, les travaux et les soins.

La leçon en creux

Le dernier enseignement est involontaire. Une initiative qui ne laisse ni trace écrite, ni chiffre, ni nom vérifiable peut être excellente et rester invisible. Documenter son propre travail n’est pas de la communication : c’est ce qui permet à d’autres de s’en inspirer, et à un article comme celui-ci d’en parler autrement qu’au conditionnel.

Lien avec les enjeux globaux de la transition

Les montagnes en première ligne

Les régions de montagne concentrent les effets du dérèglement climatique : glaciers qui reculent, pluies plus violentes, sols qui partent à la première mousson. L’Himalaya indien en fait l’expérience à grande échelle. Ce qui s’y joue — maintenir une population, une forêt et une agriculture sur des versants raides — est exactement ce que les Alpes, les Pyrénées ou les Cévennes affrontent à leur mesure, et la question d’un village autonome s’y pose dans les mêmes termes.

Autonomie locale et dépendance globale

La notion de village autonome rejoint des expériences que ce site documente ailleurs : les monnaies locales de Totnes ou de Bristol, qui retiennent la valeur sur un territoire ; Kuthambakkam, au Tamil Nadu, où un village a organisé sa propre économie. Toutes posent la même question : jusqu’où une communauté peut-elle décider de ce qui la fait vivre ?

Ce que la montagne apprend aux villes

Il y a enfin un enseignement qui dépasse les zones rurales. Les questions posées par un village autonome — d’où vient ce que nous mangeons, qui décide de nos ressources, que se passe-t-il quand l’approvisionnement se coupe — sont exactement celles que se posent des quartiers urbains après une inondation, une pénurie ou une crise sanitaire. La montagne ne donne pas de recette transposable ; elle offre un laboratoire où ces questions sont posées depuis longtemps, et où l’on sait ce que coûte d’y répondre.

Une écologie qui vient du Sud

Il y a enfin une question de provenance des idées. Chipko a précédé de plusieurs décennies la plupart des mobilisations forestières occidentales. Le nai talim gandhien a devancé les pédagogies européennes qui relient l’école au travail manuel. Reconnaître cette antériorité change le regard : ces collines ne reçoivent pas une écologie venue d’ailleurs, elles en ont produit une.

Conclusion

Un couple âgé, assis sous des orangers, dans un village de l’Himalaya indien. Quelques phrases sur Gandhi, sur le fait de reprendre les rênes, sur une vie plus lente mais pleine de joie. C’est tout ce que le film donne, et c’est à la fois peu et beaucoup.

Peu, parce que rien n’est mesurable : ni le nom du lieu, ni le nombre de familles, ni ce qu’il en reste aujourd’hui. Beaucoup, parce que cette parole s’inscrit dans une tradition précise, née dans ces mêmes collines en 1946, qui a formé des femmes, sauvé des forêts et inspiré une écologie populaire dont l’Inde et le monde ont hérité.

Reste l’essentiel, qui tient dans l’image d’ouverture : pendant que cinq cent mille personnes descendaient vers les villes, d’autres sont restés sur la pente, à réparer ce qui pouvait l’être. Un village autonome ne se décrète pas ; il se tient, saison après saison, par ceux qui ne sont pas partis.

C’est peut-être ce que ces quelques minutes de film transmettent le mieux, et qui justifie de les documenter malgré tout ce qui manque : deux personnes âgées, assises dehors, continuent d’expliquer à qui veut l’entendre qu’une vie plus lente peut être pleine. Dans une région qui se vide, tenir ce discours en restant sur place n’est pas une position confortable. C’est un choix, et il se paie.

Sources détaillées

Documents de référence

  • En quête de sens — Film documentaire de Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière, 2015, 87 minutes, produit et distribué par l’association Kamea Meah. La séquence d’ouverture du voyage présente Anand et Prema Joshi comme travailleurs sociaux, sans nommer leur village ni leur organisation. enquetedesens-lefilm.com (nouvel onglet)
  • Dossier pédagogique du film — Réalisé par Anne Vervier pour le centre culturel Les Grignoux : tableau des lieux, des personnes et des idées du film.

Articles et études

  • Villages fantômes de l’Uttarakhand — Synthèse des rapports de la commission de développement rural et de prévention des migrations : 500 000 départs entre 2008 et 2018, 335 000 entre 2018 et 2022, 1 034 villages inhabités en 2011 et environ 1 800 en 2018, 6 300 villages sans route. themooknayak.com (nouvel onglet)
  • Sarla Behn, notice biographique — Catherine Mary Heilman (1901-1982), arrivée en Inde en 1932, fondation en 1946 de l’ashram de Kausani pour l’éducation des femmes des collines, pédagogie nai talim, formation de Vimala Bahuguna, Radha Bhatt et Basanti Devi, participation à la naissance de Chipko. en.wikipedia.org (nouvel onglet)
  • Radha Bhatt — Parcours d’une militante gandhienne formée à Kausani, figure de l’écologie et de l’éducation dans le Kumaon. en.wikipedia.org (nouvel onglet)

Et chez nous ?

Et si nous dressions, avec trois voisins, la liste de ce que notre commune achète au loin et pourrait produire à moins de vingt kilomètres ?

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