La Terre nous survivra. Soyons-en certains.
Nous serons une espèce disparue comme l’ont été les dinosaures. Et tellement d’autres, dont nous sommes d’ailleurs largement responsables !
Alors, on continue ou on reprend la main ?
On recommence à comprendre que nous sommes un élément de tout ce qui nous entoure, visible et invisible. Ce grand tout qui est notre origine et que maintenant nous ignorons.
Pourtant, certains, autour de nous, nous expliquent ce qu’il faudrait faire pour reprendre notre place.
Par petites touches.
Des gestes simples. Par exemple, arrêter de régler le mitigeur sur eau chaude, se laver les mains et arrêter l’eau avant que l’eau chaude commence à couler.
C’est quoi cette habitude ?
Quand je faisais ça, je remplissais les tuyaux d’eau chaude. L’eau dans le chauffe-eau se refroidissait. Il fallait la chauffer à nouveau. Une consommation d’énergie inutile puisqu’en réalité, je n’avais pas besoin d’eau chaude.
J’ai arrêté juste en prenant conscience de ce que je faisais. Par une simple attention et une compréhension de ce qui se passait.
L’idée est un peu là : agir en conscience. Même en ouvrant un robinet.
J’ai la conviction absolue qu’un humain conscient de ses actes et de leur portée suffirait à changer le monde.
Dans notre monde dématérialisé, c’est difficile !
Quand je regarde une vidéo sur YouTube, ai-je la conscience de ce que je regarde ? De son utilité ? Pour moi et pour les autres ? De l’énergie que ça a nécessitée à la créatrice, au créateur ? De tout ce qu’il faut pour que je puisse la visionner ? De l’électricité nécessaire ?
Quand je me pose seulement deux de ces questions, je trie, je me concentre, j’ai conscience de ce que je fais.
Avec un bénéfice immédiat : j’apprends tellement plus.
Beaucoup d’entre nous ont une expertise. Savent ce qu’il faut faire pour améliorer les choses. Rendre notre vie meilleure. Faire un monde plus apaisé. Mieux nous connecter les uns aux autres.
Pourquoi ce ne sont pas ces personnes qui prennent en charge les sujets en lien avec leur expertise ? Pour notre plus grand bénéfice à tous.
Un exemple récent. Ce couple de pharmaciens qui a décidé de ne donner aux patients que le nombre exact de cachets dont ils avaient besoin. Ne faudrait-il pas leur confier la responsabilité d’organiser la chaîne de distribution des médicaments en France ?
Je suis sûr que vous avez un avis là-dessus.
Je connais des personnes qui sont expertes dans leur domaine et qui ont un sens aigu du bien commun.
Je suis certain que vous en connaissez aussi.
Ne pensez-vous pas que confier une responsabilité d’optimisation à ces personnes serait de nature à changer notre monde ?
Récemment, j’ai revu le film Demain.
Il recense des expériences d’amélioration de la vie mises en place par des personnes pour elles-mêmes.
Il est tellement porteur d’espoir.
Nous pourrions faire la même chose pour nous.
Il contient un volet politique.
En particulier sur la démocratie.
La vraie !
Celle du quotidien.
Pas la nôtre, où on nous demande de choisir tous les 5 ou 6 ans. Avec un nombre de possibilités restreint. Entre chaque échéance, nous n’avons plus droit à la parole.
Une des alternatives décrites dans le film consiste à tirer au sort, parmi les citoyennes et les citoyens, les personnes qui auront la charge de gérer les affaires de la cité.
Peut-être allez-vous penser : n’importe quoi ! Les personnes tirées au sort ne sont pas compétentes !
Alors, analysez si les personnes actuellement élues le sont, elles, compétentes.
En France, nous avons un cas de tirage au sort de personnes pour décider de l’avenir d’un de leurs semblables : les jurés des cours d’assises.
N’est-ce pas une sacrée responsabilité confiée à des incompétents ?
Pour en revenir à l’exercice de la démocratie dans l’expérience présentée par le film. Une réunion de présentation des projets est organisée chaque mois. Les citoyennes et citoyens présents peuvent y apporter des modifications, le contester, en proposer un autre. L’équipe des personnes en charge de la gestion de la commune modifie le projet pour tenir compte de l’avis des gens.
Ça doit être un joyeux « bordel »…
Ça vaut quand même mieux que notre malheureux « bordel » actuel. Ces projets qui sont menés en notre nom sans que nous ayons notre mot à dire.
Un exemple. La communauté de communes d’Uzès a décidé de créer à Uzès un centre aquatique. Il y a déjà une piscine qui a été rénovée cette année. C’est vrai qu’elle n’est pas couverte…
N’est-ce pas un exemple de désalignement avec la nature et les humains qui habitent l’endroit ? Le comble serait qu’ils soient soumis à des restrictions d’eau pour remplir le centre nautique.
La démocratie dans tout ça. Nous élisons une équipe municipale. Le projet de centre aquatique n’apparaissait pas dans leur profession de foi. Mais les représentants nommés par les communes ont donné leur accord pour la construction de ce centre nautique.
Elle est où, la démocratie ?
Ce petit manifeste a pour unique but que nous, les humains conscients du rôle que nous avons à jouer, nous prenions la main.
Pas par une révolution.
L’histoire nous a montré qu’elles font couler beaucoup trop de sang.
Non, juste en mettant en place des actions concrètes dans notre quotidien pour améliorer ce qui se passe autour de nous.
Alors, j’aimerais tellement que vous rebondissiez sur ce que je viens d’écrire avec mon cœur.
Ensemble, nous pourrions fédérer les bonnes volontés locales pour réaliser les améliorations dont le monde a tellement besoin.
Nous aussi !
Il n’y a pas de mauvaise idée si elle aide des humains à mieux vivre.
Dernier point, améliorer la vie des gens ne peut pas se faire au détriment d’autres personnes.
Si vous voyez ce que je veux dire…
François Jové